CONSEILS COOP: EVOLUTION DU SYSTEME DE VOTE

Suite à une réflexion avec des collègues de philosophie lors des journées d’étude de l’ACRIEph, nous avons fait évoluer le système de vote dans le processus de décision des conseils coop des classes coopératives.

Nous sommes passés d’un vote à main levée où souvent, de façon un peu brouillonne, nous ne comptions que les « Pour » à un système de vote via l’application plicker.

 

Avec ce nouveau système, les votants lèvent chacun un flashcode différent. En fonction de l’orientation de ce flashcode, leur vote est comptabilisé comme « pour », « contre » ou « abstention ».

Cela permet :

  • Un vote synchrone de tous les élèves limitant les influences (auparavant, certains regardaient qui votait pour quoi avant de voter, ils essayaient de s’influencer pendant le vote, certains allant jusqu’à lever le bras de leur voisin par exemple)
  • Une réelle prise en compte de l’abstention, qui devient aussi un véritable choix et non simplement l’effet de l’inattention au moment du vote par exemple
  • Une plus grande rapidité pour la comptabilisation des votes.
  • La possibilité d’un vote secret

Par ailleurs, l’abstention est prise en compte car en cas de majorité les propositions soumises au vote sont modulés par les élèves avant d’être soumise à nouveau au vote.

En revanche, l’application donne très souvent des erreurs de comptage des votes, ce qui pose problème. Nous devons donc trouver une solution pour que ce système soit fiable.

 

3 classes coopératives sur les 4 du lycée ont adopté ce nouveau système, nous attendons plus de temps pour dresser un bilan mais nous observons déjà un meilleur déroulement des votes, pendant lesquels les élèves n’essayent plus de s’influencer et ne se disputent plus : on n’a aucune idée du résultat au moment où l’on vote, ce qui favorise une attente curieuse et silencieuse du résultat.

Cette réflexion sur le système de vote permet d’aborder des notions du programme d’EMC (La personne et l’Etat de droit /Les droits et les obligations des lycéens et de la communauté éducative/Les principes et les différentes formes de solidarité. La question de la responsabilité individuelle)

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La première STMG 1 offre des livres

La première STMG 1 prépare, à l’occasion de la réunion parents/professeurs du vendredi 14 décembre et de concert avec le CDI, une journée où près de mille livres seront offerts aux élèves, professeurs, parents et personnels de direction du lycée.

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Affiche réalisée par les élèves de la première STMG 1

Les livres seront repartis selon différentes thématiques : roman, histoire, philosophie, théâtre… avec la possibilité de repartir avec un livre surprise à lire ou à offrir!

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Parents, professeurs, élèves qui lisez cet article : venez nombreux!

La classe de première STMG 1

 

LES CONSEILS COOP: l’expérience de la démocratie directe dans un contexte pédagogique

ACIPREPhA l’invitation de l’ACIREPH, nous avons participé aux journées d’étude de cette association sur le thème: « Qu’appelons-nous démocratie? ».

L’objectif était de présenter les conseils d’élèves: des modalités organisationnelles aux intérêts pédagogiques. Le fascicule de la rencontre est consultable ici: Fasicule rencontre

Ce fut l’occasion d’échanger avec les collègues sur cet outil et d’élargir le champs de nos réflexions sur divers questionnements: peut-on expliquer la démocratie, ou doit-on nécessairement en faire l’expérience pour la connaître ? Le débat fait-il partie intégrante de l’expérience démocratique ? Est-ce que la prise de décision de serait pas plutôt la seule forme de d’exercice démocratique ? Etant donné qu’il y a la loi et le règlement intérieur au-dessus des conseils coop, où trouver des objets réels de prise de décision pour que les conseils d’élèves aient un sens ?

Nous remercions les organisateurs de l’ACIREPH d’avoir organisé ce moment d’échanges inspirants, motivants et constructifs.

 

 

LA BOUCLE EVALUATIVE: une évaluation dans un contexte coopératif

Le schéma de l’arc réflexe en SVT, une occasion pour les élèves de TS1 de tester la boucle évaluative.

Boucle évaluative

« Je trouve que cette méthode est bien car elle nous permet de se corriger entre nous et de comprendre nos fautes sans pour autant être noté » Wivine

Après avoir appris le cours sur le réflèxe myotatique, les élèves ont réfléchi en groupe pour construire ensemble le schéma bilan de l’arc réflèxe. Ils ont ensuite eu un temps de travail libre pour s’entraîner sur ce schéma.

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La semaine suivante, les élèves ont eu une évaluation en condition d’examen où ils devaient refaire le schéma.

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Au cours suivant, les évaluations étaient restituées soit avec un symbole rouge soit un symbole vert, sans aucunes autres annotations, mais avec une seule indication orale: « La même évaluation aura lieu la semaine prochaine » M.Reynaud .

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Un temps libre de remédiation leurs à ensuite permis de travailler ensemble pour chercher leurs erreurs et s’améliorer.

« Je pense que c’est une bonne manière de travailler car cela nous permet d’étre autonomes et de nous rendre compte de nos erreurs »  Naila

« …cela nous permet de peaufiner notre savoir en aidant ceux qui n’ont pas compris » Arunaan, qui précise: « à voir ce que cela donne sur le long terme« 

Le tutorat et l’aide prennent alors tout leur sen durant ce temps de remédiation: « Je trouve que cette méthode est plutôt pas mal car entre nous (élève/élève) on arrive parfois à mieux comprendre donc les explications sont plus efficace » Asqa

 

Le cours suivant, la même évaluation est redonnée avec cette fois une notation sommative.

Le bilan est alors fait avec les élèves: « Cette méthode permet de mieux comprendre ses erreurs en comparant avec les autres. Les flèches et les croix démoralisent moins que les notes, et on se dit qu’on peut se rattraper et avoir une bonne note à la fin. cela permet aussi de chercher par soi-même où sont les erreurs, ce qui nous pousse à réfléchir » Céline

M.REYNAUD pour la classe de TS1

LE PLAN DE TRAVAIL EN GEOGRAPHIE (TS)

Avec les terminales S, nous testons aujourd’hui l’autonomie dans l’organisation du travail. Je distribue aux élèves le cours, les fiches méthode leur expliquant comment travailler, des activités et des documents. Ils ont un certain nombre d’objectifs à remplir. Puis, je les laisse s’organiser comme ils le souhaitent pendant cinq heures.

Cela leur laisse plus de liberté, et ils se préparent aussi aux études supérieures. Et puis cette méthode leur permet de s’entraider !

Hier, nous avons commencé avec le premier chapitre de géographie, « Des cartes pour comprendre le monde ». Après une heure d’introduction, les élèves ont travaillé en autonomie pendant deux heures.

Certains lisaient et soulignaient le cours, d’autres s’isolaient pour travailler au calme. Quelques uns se levaient et circulaient pour demander une information ou pour aller chercher les cartes en couleur disposées sur certaines tables.

Les élèves se sont montrés plutôt enthousiastes à l’idée de s’organiser comme ils le désirent. Ils ont globalement fait preuve de beaucoup de sérieux, même s’ils étaient manifestement un peu fatigués après trois heures de géographie. Je passais dans les rangs pour aider l’un ou l’autre, pour discuter du choc des civilisations ou de l’uniformisation culturelle. C’était un grand plaisir de les voir s’organiser par eux-mêmes et de pouvoir prendre le temps de les observer.

Expérience à approfondir !

M.Delarge pour la classe de TS1

Une visite de classe coop dans la Drôme

Ce mercredi 25 avril, le lycée Henri Laurens de Saint-Vallier, dans la Drôme, m’a gentiment ouvert ses portes. « Rouvert », devrais-je dire, car j’avais l’occasion de les franchir quotidiennement lorsque j’étais lycéen. Plutôt que de regarder en arrière en me replongeant dans mes souvenirs de jeunesse,  il s’agissait plutôt de rencontrer la classe coopérative du lycée, un projet récent à Saint-Vallier, mais qui amène résolument  à regarder vers l’avenir.
J’ai donc été accueilli par la classe de seconde, Mme Croze Séverine , leur professeur principale qui enseigne les SVT et M.Vossier Nicolas, leur professeur de physique-chimie qui est aussi référent du projet coopératif, dans la salle des projets. Un lieu au mobilier tout récent permettant de changer rapidement la configuration de la salle. A mon arrivée, elle était prête pour la tenue du conseil coop hebdomadaire.
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Les élèves ayant accepté ma présence à leur conseil coop, j’ai pu observer son fonctionnement et les échanges qui ont eu lieu. Les élèves s’approprient cet espace de parole pour critiquer, proposer et remercier dans le respect des règles de base, rappelées avec précision par la présidente de séance: on ne se moque pas, on demande la parole et on ne diffuse pas ce qui ce dit dans le conseil. Je vais tout de même exceptionnellement enfreindre cette règle afin de remercier Shaima pour sa distribution de cornes de gazelle, qu’elle a confectionnées pour la classe en suivant la recette apprise lors de son voyage à Sétif. Ce moment simple illustre assez bien l’ambiance de  bonne entente et de partage qui règne dans cette classe.

Après 30 mn de conseil coop, les élèves ont pris leur responsabilités  avec sérieux et autonomie : certains partent finir la préparation de leur présentation de fiche métier, d’autres choisissent de se rendre à l’atelier de perfectionnement en mathématiques tandis que d’autres volontaires organisent le projet coopératif du moment : « projet incoyable comestible ». Dans ce dernier atelier, les élèves s’activent à envoyer des mails, préparer des plantations, établir les commandes de graines, contacter des partenaires, organiser la sortie avec la direction pour mettre en oeuvre un projet décidé lors d’un conseil  coop, à savoir travailler avec la mairie et le collège de proximité  pour faire un potager collaboratif dans la ville.

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J’interromps alors les travaux de quelques élèves pour les interviewer au sujet de leur classe coop.

Une synthèse des interviews est disponible ici:

Merci à Slimane, Thomas, Quentin, Zéline, Laurine, Aurore, Malik et Louis pour ces échanges.

Après un temps de discussion avec les enseignants, je repars avec des idées et une envie de mutualisation interacadémique. Les collègues de Saint Vallier ont salué le travail de notre équipe et vont s’inspirer de certaines de nos pratiques.

Ce fut aussi l’occasion de revoir mes anciens professeurs, aujourd’hui collègues, qui enseignent toujours dans ce lieu particulier que nous avons jadis ouvert ensemble et qui, par cette histoire commune qui est la nôtre, incarne des souvenirs forts et riches de valeurs.

Nul doute que ce lieu est un terreau propice à la croissance de la coopération : on en voit déjà germer bien des graines.

REYNAUD Laurent

INTERVIEWS D’ELEVES DE LA CLASSE COOP

    Des élèves de la classe coop de cette année et de l’année dernière ont été interviewés sur leur expérience. Ils présentent leurs avis et différents dispositifs de la classe coop. En voici quelques extraits.
    Extrait de l’interview de Lilia, élève actuelle en classe coop’, qui donne son avis sur la classe et qui présente les heures coop:
    Extrait de l’interview de Carla, élève actuelle en classe coop’, qui donne son avis sur la classe et qui présente les conseils coop: 
    Quelques exemples de propositions d’élèves en conseils coop: 
    Extrait de l’interview de Mohamed, ancien élève en classe coop’, qui donne son avis sur la classe et qui présente le travail en groupe: 
    Extrait de l’interview d’Oussama, ancien élève en classe coop’, qui donne son avis sur la classe et qui présente les projets d’élèves: 
    Les conseils de classe participatifs: 
    Agricoop: 

LES HEURES COOP

Début novembre, le conseil de classe arrive à grands pas: « des progrès sont attendus au prochain trimestre » … Facile à dire mais comment peut-on progresser? Et si la coopération pouvait nous y aider?

Les enseignants nous ont proposé de faire une HEURE COOP par semaine pour prendre le temps de travailler nos difficultés consignées dans nos plans de travail respectifs.

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Consultation du plan de travail pour voir ce que nous avons à travailler

 

En début d’heure coop, on consulte notre plan de travail personnel pour voir les points que nous avons à travailler puis nous avons le choix entre deux mode de travail:

 

 

  • Soit en coopérant, on remplit alors le tableau en fonction de si on veut donner ou bien recevoir de l’aide sur différents points (HEURE COOP DU 9/11 ) puis on s’entraide.                                                                                                                              Dans ce cas nous mettons notre Pass’coop en mode vert. 

  • Soit en autonomie, on utilise les classeurs au fond de la salle qui contiennent des exercices corrigés que nous choisissions en fonction de nos difficultés.                 Dans ce cas nous mettons notre Pass’coop en mode rouge. 

LE PLAN DE TRAVAIL PERSONNEL

Avant de coopérer, il faut déjà savoir quelles sont nos difficultés individuelles.

Les enseignants nous ont donc donné des plans de travail personnels qui sont disposés sur nos îlot, ainsi nous y avons toujours accès.

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A chaque heure, nous pouvons donc marquer individuellement ce que nous n’avons pas compris dans un cours ou ce que nous n’arrivons pas à faire en activité.

Nous pourrons ensuite travailler ces points en heure coop.

Le PASS’COOP: un outil pour coopérer

Nous utilisons désormais un nouvel outil en classe: le PASS’COOP

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Les PASS’COOP

 

L’objectif est de nous permettre de s’entraider sur des moments précis du cours.

Lorsqu’on laisse apparaître le slash vert, on signale aux autres qu’on est disponible et qu’on peut aider. On peut alors communiquer avec ceux qui ont aussi leurs pass’coop sur la position verte.

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Pass’Coop disponible

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Communication autorisée en Pass’Coop vert

Lorsqu’on laisse apparaître la croix rouge, on signale aux autres qu’on n’est pas disponible pour aider ou qu’on ne veut pas aider.  On n’est dont pas autorisé à communiquer avec les autres et on fait notre travail seul.

Il est possible de changer de couleur autant de fois qu’on le désire pendant la période définie par le professeur.

 

Cet outil doit nous rendre plus autonomes et nous permettre d’organiser notre travail et nos moments de coopération.