Retour sur la journée dons de livres du 14 décembre sous la forme d’exercices de style

Pour raconter la journée du 14 décembre, les élèves de la 1Stmg1 ont décidé de rédiger des récits à la manière des exercices de style de Queneau.

Vous trouverez donc deux versions d’une même histoire, l’une à la manière des récits des chevaliers de la table ronde et l’autre, très différente, en langage de la “street” : l’argot de Seine Saint-Denis.

Quête initiatique

Il était une fois un Prince en quête d’aventures, et un maître, Maître Merabet.

Un jour, il lui confia une idée qui lui trottait dans la tête depuis un certain temps: il avait en lui l’envie de faire des dons de livres.

Les livres, qui au départ étaient destinée à être jeter, pouvaient être distribués aux gentilshommes, aux gentes dames, aux damoiseaux et autres jouvencelles! En faire profiter le peuple, ce serait mieux tout de même!

Alors, le maître et le prince réunirent de valeureux compagnons pour les accompagner dans cette aventure. Tous les compagnons acceptèrent cette idée avec joie ! Quoi de mieux  que de faire plaisir au peuple?

Tout débuta dans les écuries-garage du château. Les livres étaient disposés dans des cartons, les chevaliers durent les transporter jusqu’au château,  puis ils se mirent à la tâche. Il fallait les trier par thèmes: romans, histoire, livres d’art, essais… Tous firent preuve de courage et de ténacité dans leur quête de la perfection, exigée par leur maître!

Réunis à la table ronde, les compagnons eurent une nouvelle idée: prévoir des cadeaux surprises, une centaine, pour réjouir petits et grands pour les fêtes de fin d’année. Leur maître, ému par tant de cœur à l’ouvrage, leur apporta donc tout le matériel nécessaire, papier-cadeau,  scotch et rubans. Et tous exprimèrent leur talent en emballant les cadeaux.

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Pour informer le peuple de l’événement, dont la date avait été fixée au vendredi 14 décembre, ils décidèrent de réaliser des affiches. Aider par leur Maître, ils réalisèrent une affiche qui regroupait toutes les informations nécessaires, afin de la placarder dans tout le village. Cela tint une grande part dans la réussite de leur mission.

Quelques jours avant les festivités, les compagnons préparèrent la salle qui allait accueillir tous les villageois. Les disciples ainsi que leurs maîtres se levèrent à l’aube du grand jour et revêtirent leurs plus belles tenues. Ils  se présentèrent devant les hautes grilles du château avant 8h pour accomplir la mission “dons”.

Les livres avaient déjà été disposés et rangés la veille, ils étaient prêts à être donner.

Quelques quidams profitèrent du calme matinal pour prendre des livres mais vers 10h la cloche sonna et c’est une foule qui arriva!

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Les braves compagnons furent  très heureux de voir le sourire des villageois, ils en ressentaient une grande fierté!

Sur les coups de 16 heures, le calme revint mais d’autres types de villageois arrivaient pour recevoir les parchemins de leurs enfants et au passage ils pouvaient profiter d’un banquet préparé en leur honneur. Ceux-ci purent ainsi profiter également des dons d’ouvrages, il y en avait plus de 800!

La soirée prit fin aux environs de 20 heures, les héros, épuisés par cette journée s’en retournèrent dans leurs villages, quelques minutes plus tard, le grand Maître envoya des pigeons voyageurs  pour les féliciter. Cette quête restera dans les mémoires grâce au livre d’or, plein d’encouragements, il pourra instruire les générations futures de la réussite de cette aventure.

Tous y souligne le courage des villageois qui se pressaient malgré le froid, et celui de nos héros qui se mirent dehors avec les derniers ouvrages pour mener à bien leur mission.

Malgré la grande carrure du Maître Merabet celui-ci pleura de joie devant la solidarité de ses compagnons.

C’est ainsi que se termine cette jolie histoire, ils partirent tous avec beaucoup d’enthousiasme pour de prochaines aventures.

Seine Saint-Denis Style, c’est de la bombe…

Vazy ça a commencé en cours de gestion, on était posé sur nos chaises, en mode bien, en b002.

Quand notre prof nous dit qu’il a un projet, t’as capté? Il nous explique que c’est pour faire des dons de livres. On a accepté, t’as vu!

On est parti au garage récupérer des livres pour les déposer au cdi, en mode livraison, t’as capté? Après tu vois y a le conseil de classe qui arrive le 7 décembre, ce jour là y’en a certains ils étaient au conseil pendant que d’autres emballaient les livres en mode cadeau fils bleu papier noël ambiance bien. C’était beau de ouf!

Après les blocus arrivaient, mais certains calculaient pas, t’as vu?, ils étaient focus sur le projet, on a fait des flyers pour cette fameuse journée t’as vu! On les a accroché dans tout le lycée fait des pubs sur les réseaux pour avoir vla le monde.

Jeudi on a préparé la salle, on les classait par catégories “tous sa tous sa”, bref je vous passe les détails…

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Nous arrivons AU JOUR J, t’as vu? nous on n’est pas du matin, y’avait que 4 personnes à 8 heures ; on s’est tous capté à 9 heures c’est là où tout a commencé.

Tous bien sapé, on a dead ça en lousder!

Les gens commençaient, petit à petit, à venir on les attirait tous avec nos bonbons, après y’a un petit groupe ils sont partis faire la pub, toquer aux portes pour présenter la p’tite journée là…

On était en mode détente tout ça, c’était plutôt calme avant la récré. A 10 heures on n’a rien compris y avait vla le monde, choqué frère! C’était blindé! Tout le monde prenait des livres, mais nos bonbons sont partis en sucette!! On n’était en rupture dinguerie. Après ce moment mouvementé ça s’était calmé. C’était l’heure de grailler, on n’a fait 2 groupes,  un qui bouffait à 12h et un à 13h. Vers 14h y’a eu un groupe de gens qui est venu prendre des livres, même si y’avait plus de bonbons. T’as vu?

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Ensuite y’a eu la remise des bulletins ou chaque frère passait un par un devant le prof avec ses darons. Alors les darons en mode respect ont commencé à venir prendre des livres, boire un petit thé, calmé…

Petit à petit la salle s’est vidée de ses livres… et de certains élèves, en mode j’quitte la place.  Pour les élèves qui restaient on parlait ensemble de nos premières impressions , ranger la salle et rassembler les livres qui restaient. Comme y’avait plus personne qui venaient dans la salle on a mis deux tables dehors entre l’entrée et la cour et posé le reste des livres dessus, t’as capté? On les faisait partir de ouf à des parents, à des profs, malgré le froid!

Voilà j’espère que t’as capté que c’était une journée dar de ouf dinguerie c’était waaaah la D! Même pas les mots pour expliquer! On espère que notre article vous a plu nous on s’vesso .

Camille Taillefer avec Aïssatou, Elias, Nayé, Boubacar, Oussene, Steven, Medine, Güllü, Odilia, Moncef et Lilia pour la première STMG 1

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Retour sur la journée dons de livres du 14 décembre

De concert avec le CDI, la Première STMG 1 a organisé une journée de donation de livres sortis du fond documentaire du lycée. Cette journée a eu lieu le 14 décembre 2018, lors de la réunion parents-professeurs du premier trimestre.

Après avoir transporté les livres du garage du lycée vers le CDI, les élèves ont réparti les différents ouvrages par thèmes afin de faciliter l’organisation de l’événement.

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Différents thèmes de livres étaient proposés : histoire, philosophie, roman, théâtre, dictionnaires littéraires, etc.

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À l’approche des fêtes de fin d’année, les élèves ont également eu l’idée d’offrir des livres surprises aux élèves, parents et professeurs du lycée. L’idée était simple, couvrir un livre sans que le nom de celui-ci ne soit mentionné, cela permettait de repartir avec un livre à découvrir ou à offrir. Les livres portaient une étiquette avec le thème ou ne portaient aucune mention pour laisser la surprise à celui qui prenait l’ouvrage.

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Plus d’une centaine de livres « cadeaux » ont ainsi été couverts et offerts aux parents, professeurs et élèves.

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En parallèle, les élèves ont travaillé sur le volet communicationnel de l’événement :

  • En créant le flyer de l’événement avec pour objectif de le rendre le plus clair possible avant de l’afficher dans l’ensemble de l’établissement ;
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Signalétique créée sur le site internet Canva

  • En créant la signalétique, notamment avec les affiches des thématiques de livres à offrir afin de faciliter l’accès aux personnes présentes lors de cette journée.
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Signalétique créée sur le site internet Canva

Les acteurs de l’établissement ont également été prévenus via Pronote et le site du lycée.

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Copie d’écran du site du lycée

La veille de l’événement, les élèves ont pris le temps de préparer la salle en disposant par thèmes tous les livres à offrir.

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Le lendemain, dès 8 heures, la première STMG 1 et les professeurs documentalistes étaient là afin d’accueillir et de conseiller les premiers curieux. Un groupe d’élèves a également pris le temps de se rendre dans toutes les classes du lycée afin de rappeler l’événement dons de livres de la journée.

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Photo prise le jour de l’événement

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Photo prise le jour de l’événement

Les élèves se sont ainsi relayés tout au long de la journée afin de garantir la bonne tenue de l’événement.

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Un livre d’or était également à disposition afin de permettre aux invités de laisser un mot ou un témoignage.

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Les derniers livres ont été offerts dehors afin de permettre aux parents présents dans les préfabriqués lors de la réunion parents-professeurs et n’ayant pas eu vent de cette journée de repartir avec un livre.

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Ce projet fut un succès, plusieurs centaines de livres ont été offerts aux parents, professeurs, personnels de direction et élèves du lycée. Ce projet a permis d’expérimenter l’organisation d’un événement (réalisation d’un cahier des charges et suivi) et de la communication autour de celui-ci. Plus globalement, ce projet a permis de fédérer l’ensemble d’une classe et d’un établissement autour d’un mot commun : la lecture.

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Hamza MERABET pour la première STMG 1

Apprendre à s’entraider

Pendant la réunion de travail qui a précédé les vacances, dans l’un des ateliers de travail, nous nous sommes demandé comment on pouvait apprendre à s’entraider.

Notre constat, c’est qu’on demande aux élèves de s’entraider, mais qu’ils ne savent pas forcément le faire : c’est une tâche difficile, qui demande un apprentissage, et face à laquelle nous-mêmes, enseignant.e.s, sommes parfois démuni.e.s. Dans ces conditions, peut-on accompagner les élèves dans le tutorat ?

Pour essayer de leur fournir les moyens de s’entraider, nous avons commencé à construire deux outils. Il s’agit d’arbres de décision, l’un pour le tuteur ou la tutrice, l’autre pour l’élève tutoré.e. Lorsqu’un.e élève a besoin d’aide, il peut en appeler un.e. autre. Tou.te.s deux se munissent alors de l’arbre de décision et suivent les étapes.

On commence la lecture en bas à gauche, et l’objectif est d’arriver à la case verte « je n’ai plus besoin d’aide ».

Par exemple, ils commencent par regarder si l’élève qui demande de l’aide a bien lu le sujet et les documents et a bien son cours à proximité. Si et seulement si cette étape est remplie, ils regardent si c’est du vocabulaire qui pose problème pour la compréhension du sujet, auquel cas il faudra regarder dans le dictionnaire ou se faire expliquer les mots abscons, etc.

Voici les deux arbres, l’un pour le tuteur, l’autre pour le tutoré.

Arbres du tutorat

Ils sont accompagnés d’une affiche à placarder en classe rappelant les règles de comportement dans une situation d’entraide :

affiche aide

affiche demande aide


Quand j’aide un camarade, je respecte les règles suivantes :

1.Je suis respectueux, je ne dis pas « tu es bête » ou « tu ne comprends rien » par exemple

2.Je ne crie pas, je ne m’énerve pas même s’il ne comprend pas, je suis patient.

3.Je ne me moque pas, j’encourage, je félicite.

Quand je demande de l’aide :

1.J’écoute attentivement, je respecte celui qui m’aide.

2.Je mets de la bonne volonté, j’essaye, je fais des efforts.

3.Je remercie.


 

 

CONSEILS COOP: EVOLUTION DU SYSTEME DE VOTE

Suite à une réflexion avec des collègues de philosophie lors des journées d’étude de l’ACRIEph, nous avons fait évoluer le système de vote dans le processus de décision des conseils coop des classes coopératives.

Nous sommes passés d’un vote à main levée où souvent, de façon un peu brouillonne, nous ne comptions que les « Pour » à un système de vote via l’application plicker.

 

Avec ce nouveau système, les votants lèvent chacun un flashcode différent. En fonction de l’orientation de ce flashcode, leur vote est comptabilisé comme « pour », « contre » ou « abstention ».

Cela permet :

  • Un vote synchrone de tous les élèves limitant les influences (auparavant, certains regardaient qui votait pour quoi avant de voter, ils essayaient de s’influencer pendant le vote, certains allant jusqu’à lever le bras de leur voisin par exemple)
  • Une réelle prise en compte de l’abstention, qui devient aussi un véritable choix et non simplement l’effet de l’inattention au moment du vote par exemple
  • Une plus grande rapidité pour la comptabilisation des votes.
  • La possibilité d’un vote secret

Par ailleurs, l’abstention est prise en compte car en cas de majorité les propositions soumises au vote sont modulés par les élèves avant d’être soumise à nouveau au vote.

En revanche, l’application donne très souvent des erreurs de comptage des votes, ce qui pose problème. Nous devons donc trouver une solution pour que ce système soit fiable.

 

3 classes coopératives sur les 4 du lycée ont adopté ce nouveau système, nous attendons plus de temps pour dresser un bilan mais nous observons déjà un meilleur déroulement des votes, pendant lesquels les élèves n’essayent plus de s’influencer et ne se disputent plus : on n’a aucune idée du résultat au moment où l’on vote, ce qui favorise une attente curieuse et silencieuse du résultat.

Cette réflexion sur le système de vote permet d’aborder des notions du programme d’EMC (La personne et l’Etat de droit /Les droits et les obligations des lycéens et de la communauté éducative/Les principes et les différentes formes de solidarité. La question de la responsabilité individuelle)

La première STMG 1 offre des livres

La première STMG 1 prépare, à l’occasion de la réunion parents/professeurs du vendredi 14 décembre et de concert avec le CDI, une journée où près de mille livres seront offerts aux élèves, professeurs, parents et personnels de direction du lycée.

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Affiche réalisée par les élèves de la première STMG 1

Les livres seront repartis selon différentes thématiques : roman, histoire, philosophie, théâtre… avec la possibilité de repartir avec un livre surprise à lire ou à offrir!

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Parents, professeurs, élèves qui lisez cet article : venez nombreux!

La classe de première STMG 1

 

LES CONSEILS COOP: l’expérience de la démocratie directe dans un contexte pédagogique

ACIPREPhA l’invitation de l’ACIREPH, nous avons participé aux journées d’étude de cette association sur le thème: « Qu’appelons-nous démocratie? ».

L’objectif était de présenter les conseils d’élèves: des modalités organisationnelles aux intérêts pédagogiques. Le fascicule de la rencontre est consultable ici: Fasicule rencontre

Ce fut l’occasion d’échanger avec les collègues sur cet outil et d’élargir le champs de nos réflexions sur divers questionnements: peut-on expliquer la démocratie, ou doit-on nécessairement en faire l’expérience pour la connaître ? Le débat fait-il partie intégrante de l’expérience démocratique ? Est-ce que la prise de décision de serait pas plutôt la seule forme de d’exercice démocratique ? Etant donné qu’il y a la loi et le règlement intérieur au-dessus des conseils coop, où trouver des objets réels de prise de décision pour que les conseils d’élèves aient un sens ?

Nous remercions les organisateurs de l’ACIREPH d’avoir organisé ce moment d’échanges inspirants, motivants et constructifs.

 

 

La première STMG 1 teste l’outil Padlet

Afin de faciliter l’échange et la communication entre les élèves et les professeurs à l’occasion des différents projets menés au sein de classe, la 1STMG1 a créé un Padlet.

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Padlet est une plateforme en ligne proposant aux utilisateurs de créer un mur collaboratif où ils peuvent déposer tout type de contenus (textes, PDF, Word, vidéos, audios, images, liens…).

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L’équipe de la 1STMG1 (élèves et professeurs) s’est donc saisie de cet outil pour communiquer et collaborer plus facilement. Les élèves peuvent y déposer les documents rédigés en groupes, les professeurs peuvent faire un retour rapide en ligne et poster les informations importantes sur les différents projets.

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Par exemple, pour le projet de mise en place de boîtes à livres via le budget participatif de la ville d’Epinay-sur-Seine, toute l’équipe peut suivre l’évolution en un clic sur le Padlet dédié ou directement sur l’application pour Smartphone.

Rania ALLAM et Hamza MERABET pour la première STMG 1

 

LA BOUCLE EVALUATIVE: une évaluation dans un contexte coopératif

Le schéma de l’arc réflexe en SVT, une occasion pour les élèves de TS1 de tester la boucle évaluative.

Boucle évaluative

« Je trouve que cette méthode est bien car elle nous permet de se corriger entre nous et de comprendre nos fautes sans pour autant être noté » Wivine

Après avoir appris le cours sur le réflèxe myotatique, les élèves ont réfléchi en groupe pour construire ensemble le schéma bilan de l’arc réflèxe. Ils ont ensuite eu un temps de travail libre pour s’entraîner sur ce schéma.

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La semaine suivante, les élèves ont eu une évaluation en condition d’examen où ils devaient refaire le schéma.

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Au cours suivant, les évaluations étaient restituées soit avec un symbole rouge soit un symbole vert, sans aucunes autres annotations, mais avec une seule indication orale: « La même évaluation aura lieu la semaine prochaine » M.Reynaud .

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Un temps libre de remédiation leurs à ensuite permis de travailler ensemble pour chercher leurs erreurs et s’améliorer.

« Je pense que c’est une bonne manière de travailler car cela nous permet d’étre autonomes et de nous rendre compte de nos erreurs »  Naila

« …cela nous permet de peaufiner notre savoir en aidant ceux qui n’ont pas compris » Arunaan, qui précise: « à voir ce que cela donne sur le long terme« 

Le tutorat et l’aide prennent alors tout leur sen durant ce temps de remédiation: « Je trouve que cette méthode est plutôt pas mal car entre nous (élève/élève) on arrive parfois à mieux comprendre donc les explications sont plus efficace » Asqa

 

Le cours suivant, la même évaluation est redonnée avec cette fois une notation sommative.

Le bilan est alors fait avec les élèves: « Cette méthode permet de mieux comprendre ses erreurs en comparant avec les autres. Les flèches et les croix démoralisent moins que les notes, et on se dit qu’on peut se rattraper et avoir une bonne note à la fin. cela permet aussi de chercher par soi-même où sont les erreurs, ce qui nous pousse à réfléchir » Céline

M.REYNAUD pour la classe de TS1

Une visite de classe coop dans la Drôme

Ce mercredi 25 avril, le lycée Henri Laurens de Saint-Vallier, dans la Drôme, m’a gentiment ouvert ses portes. « Rouvert », devrais-je dire, car j’avais l’occasion de les franchir quotidiennement lorsque j’étais lycéen. Plutôt que de regarder en arrière en me replongeant dans mes souvenirs de jeunesse,  il s’agissait plutôt de rencontrer la classe coopérative du lycée, un projet récent à Saint-Vallier, mais qui amène résolument  à regarder vers l’avenir.
J’ai donc été accueilli par la classe de seconde, Mme Croze Séverine , leur professeur principale qui enseigne les SVT et M.Vossier Nicolas, leur professeur de physique-chimie qui est aussi référent du projet coopératif, dans la salle des projets. Un lieu au mobilier tout récent permettant de changer rapidement la configuration de la salle. A mon arrivée, elle était prête pour la tenue du conseil coop hebdomadaire.
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Les élèves ayant accepté ma présence à leur conseil coop, j’ai pu observer son fonctionnement et les échanges qui ont eu lieu. Les élèves s’approprient cet espace de parole pour critiquer, proposer et remercier dans le respect des règles de base, rappelées avec précision par la présidente de séance: on ne se moque pas, on demande la parole et on ne diffuse pas ce qui ce dit dans le conseil. Je vais tout de même exceptionnellement enfreindre cette règle afin de remercier Shaima pour sa distribution de cornes de gazelle, qu’elle a confectionnées pour la classe en suivant la recette apprise lors de son voyage à Sétif. Ce moment simple illustre assez bien l’ambiance de  bonne entente et de partage qui règne dans cette classe.

Après 30 mn de conseil coop, les élèves ont pris leur responsabilités  avec sérieux et autonomie : certains partent finir la préparation de leur présentation de fiche métier, d’autres choisissent de se rendre à l’atelier de perfectionnement en mathématiques tandis que d’autres volontaires organisent le projet coopératif du moment : « projet incoyable comestible ». Dans ce dernier atelier, les élèves s’activent à envoyer des mails, préparer des plantations, établir les commandes de graines, contacter des partenaires, organiser la sortie avec la direction pour mettre en oeuvre un projet décidé lors d’un conseil  coop, à savoir travailler avec la mairie et le collège de proximité  pour faire un potager collaboratif dans la ville.

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J’interromps alors les travaux de quelques élèves pour les interviewer au sujet de leur classe coop.

Une synthèse des interviews est disponible ici:

Merci à Slimane, Thomas, Quentin, Zéline, Laurine, Aurore, Malik et Louis pour ces échanges.

Après un temps de discussion avec les enseignants, je repars avec des idées et une envie de mutualisation interacadémique. Les collègues de Saint Vallier ont salué le travail de notre équipe et vont s’inspirer de certaines de nos pratiques.

Ce fut aussi l’occasion de revoir mes anciens professeurs, aujourd’hui collègues, qui enseignent toujours dans ce lieu particulier que nous avons jadis ouvert ensemble et qui, par cette histoire commune qui est la nôtre, incarne des souvenirs forts et riches de valeurs.

Nul doute que ce lieu est un terreau propice à la croissance de la coopération : on en voit déjà germer bien des graines.

REYNAUD Laurent