Une visite de classe coop dans la Drôme

Ce mercredi 25 avril, le lycée Henri Laurens de Saint-Vallier, dans la Drôme, m’a gentiment ouvert ses portes. « Rouvert », devrais-je dire, car j’avais l’occasion de les franchir quotidiennement lorsque j’étais lycéen. Plutôt que de regarder en arrière en me replongeant dans mes souvenirs de jeunesse,  il s’agissait plutôt de rencontrer la classe coopérative du lycée, un projet récent à Saint-Vallier, mais qui amène résolument  à regarder vers l’avenir.
J’ai donc été accueilli par la classe de seconde, Mme Croze Séverine , leur professeur principale qui enseigne les SVT et M.Vossier Nicolas, leur professeur de physique-chimie qui est aussi référent du projet coopératif, dans la salle des projets. Un lieu au mobilier tout récent permettant de changer rapidement la configuration de la salle. A mon arrivée, elle était prête pour la tenue du conseil coop hebdomadaire.
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Les élèves ayant accepté ma présence à leur conseil coop, j’ai pu observer son fonctionnement et les échanges qui ont eu lieu. Les élèves s’approprient cet espace de parole pour critiquer, proposer et remercier dans le respect des règles de base, rappelées avec précision par la présidente de séance: on ne se moque pas, on demande la parole et on ne diffuse pas ce qui ce dit dans le conseil. Je vais tout de même exceptionnellement enfreindre cette règle afin de remercier Shaima pour sa distribution de cornes de gazelle, qu’elle a confectionnées pour la classe en suivant la recette apprise lors de son voyage à Sétif. Ce moment simple illustre assez bien l’ambiance de  bonne entente et de partage qui règne dans cette classe.

Après 30 mn de conseil coop, les élèves ont pris leur responsabilités  avec sérieux et autonomie : certains partent finir la préparation de leur présentation de fiche métier, d’autres choisissent de se rendre à l’atelier de perfectionnement en mathématiques tandis que d’autres volontaires organisent le projet coopératif du moment : « projet incoyable comestible ». Dans ce dernier atelier, les élèves s’activent à envoyer des mails, préparer des plantations, établir les commandes de graines, contacter des partenaires, organiser la sortie avec la direction pour mettre en oeuvre un projet décidé lors d’un conseil  coop, à savoir travailler avec la mairie et le collège de proximité  pour faire un potager collaboratif dans la ville.

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J’interromps alors les travaux de quelques élèves pour les interviewer au sujet de leur classe coop.

Une synthèse des interviews est disponible ici:

Merci à Slimane, Thomas, Quentin, Zéline, Laurine, Aurore, Malik et Louis pour ces échanges.

Après un temps de discussion avec les enseignants, je repars avec des idées et une envie de mutualisation interacadémique. Les collègues de Saint Vallier ont salué le travail de notre équipe et vont s’inspirer de certaines de nos pratiques.

Ce fut aussi l’occasion de revoir mes anciens professeurs, aujourd’hui collègues, qui enseignent toujours dans ce lieu particulier que nous avons jadis ouvert ensemble et qui, par cette histoire commune qui est la nôtre, incarne des souvenirs forts et riches de valeurs.

Nul doute que ce lieu est un terreau propice à la croissance de la coopération : on en voit déjà germer bien des graines.

REYNAUD Laurent

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LES HEURES COOP

Début novembre, le conseil de classe arrive à grands pas: « des progrès sont attendus au prochain trimestre » … Facile à dire mais comment peut-on progresser? Et si la coopération pouvait nous y aider?

Les enseignants nous ont proposé de faire une HEURE COOP par semaine pour prendre le temps de travailler nos difficultés consignées dans nos plans de travail respectifs.

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Consultation du plan de travail pour voir ce que nous avons à travailler

 

En début d’heure coop, on consulte notre plan de travail personnel pour voir les points que nous avons à travailler puis nous avons le choix entre deux mode de travail:

 

 

  • Soit en coopérant, on remplit alors le tableau en fonction de si on veut donner ou bien recevoir de l’aide sur différents points (HEURE COOP DU 9/11 ) puis on s’entraide.                                                                                                                              Dans ce cas nous mettons notre Pass’coop en mode vert.
  • Soit en autonomie, on utilise les classeurs au fond de la salle qui contiennent des exercices corrigés que nous choisissions en fonction de nos difficultés.                 Dans ce cas nous mettons notre Pass’coop en mode rouge.

LE PLAN DE TRAVAIL PERSONNEL

Avant de coopérer, il faut déjà savoir quelles sont nos difficultés individuelles.

Les enseignants nous ont donc donné des plans de travail personnels qui sont disposés sur nos îlot, ainsi nous y avons toujours accès.

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A chaque heure, nous pouvons donc marquer individuellement ce que nous n’avons pas compris dans un cours ou ce que nous n’arrivons pas à faire en activité.

Nous pourrons ensuite travailler ces points en heure coop.

Le PASS’COOP: un outil pour coopérer

Nous utilisons désormais un nouvel outil en classe: le PASS’COOP

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Les PASS’COOP

 

L’objectif est de nous permettre de s’entraider sur des moments précis du cours.

Lorsqu’on laisse apparaître le slash vert, on signale aux autres qu’on est disponible et qu’on peut aider. On peut alors communiquer avec ceux qui ont aussi leurs pass’coop sur la position verte.

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Pass’Coop disponible

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Communication autorisée en Pass’Coop vert

Lorsqu’on laisse apparaître la croix rouge, on signale aux autres qu’on n’est pas disponible pour aider ou qu’on ne veut pas aider.  On n’est dont pas autorisé à communiquer avec les autres et on fait notre travail seul.

Il est possible de changer de couleur autant de fois qu’on le désire pendant la période définie par le professeur.

 

Cet outil doit nous rendre plus autonomes et nous permettre d’organiser notre travail et nos moments de coopération.